Sur les travaux sur la voie du Tacot
Des articles sur les travaux qui ont été effectués les mercredi sur le Tacot, par Laurent Dubourg
Les articles de l’année 2023/2024 se trouvent ici
Les articles sur la reproduction de la locomotive du Tacot se trouvent ici

Aimeriez-vous aussi faire un si beau travail ?
Si vous souhaitez participer à l’entretien des chemins, vous pouvez vous inscrire au groupe Signal spécial « Entretien chemins d’Ouroux » (sans aucune obligation, bien sûr !). Envoyez-nous un courriel avec votre numéro de téléphone portable, et vous recevrez des informations sur les lieux et les dates des prochains travaux. En effet, en raison de la dépendance à la météo, il n’est pas possible de les planifier longtemps à l’avance.
Assurer le passage des usagers des chemins
26 mars
Il existe à Ouroux en Morvan une poignée de “mordus” de l’entretien des chemins. Cela concerne bien sûr ceux de la commune, mais comme ce mercredi 26 mars, ils étaient dans deux communes limitrophes à Ouroux. Le but étant, comme on va le voir par le biais de ces photos, de débloquer deux chemins.
Le bel équipage que nous avions était au p’tit matin dans les chemins traversant des sapinières. Accéder aux troncs qui bouchaient la circulation même pédestre, demandait des véhicules adaptés ainsi que diverses tronçonneuses, poulies et courroies.
Avant tout travaux, il s’agit de jauger les moyens à employer pour enlever ces troncs. Une coupe avec une tronçonneuse et le voilà prêt à être treuillé sur l’un des côtés.
Autre sapinière et là encore, il s’agit d’abord de couper des branches et les troncs avant d’user de cordages et de poulies pour assurer le retrait de ce qui bloque.
Toujours dans la même sapinière mais là on nettoie un peu avant de trouver le meilleur moyen pour enlever ce tronc, qui a obligé les usagers de ce chemin à effectuer un détour.
Une coupe, on emploi cordages, poulies et le treuil d’un véhicule et voilà que cela est presque déjà fini.
Il aura fallu quand même toute la matinée à ces acteurs pour débloquer ces deux chemins. De ce moment passé en pleine forêt du Morvan, il ressort que la végétation souffre. Les causes sont bien sûr diverses. Je vous renvoie vers le dernier rapport de Météo France, sur la variabilité, les extrêmes et les impacts climatiques à l’horizon 2100. Il donne des pistes sur les causes de la souffrance de la végétation.
Les chemins balisés d’Ouroux sont peint de frais
5/6 mars
Chaque année, généralement, à la même période est effectué le rafraîchissement du balisage des circuits de randonnée de la commune d’Ouroux-en-Morvan. Cela concerne uniquement les chemins de promenade et randonnée ou PR. Les balises se matérialisent par une couleur jaune et permettent ainsi de se déplacer sur un circuit qui a été pensé, évalué et qui présente à chaque fois des attraits particuliers. Surtout sur la commune d’Ouroux.
On retrouve ces balises peintes sur tout support généralement public, qui sera visible du randonneur et facilement accessible au baliseur. Cela va du poteau électrique ou téléphonique, en passant par le panneau routier et autres supports d’informations. Également, dans les chemins, en bordure de ceux-ci les arbres pourront être utilisés comme support. Sont exclus, les murs d’enceintes privés ainsi que les supports amenés à être provisoires. Bien entendu, la balise doit être à hauteur des yeux et non recouverte par la végétation et autres.
Le mercredi 5 et le jeudi 6 mars, le rédacteur de ces lignes a accompagné Jean-Jacques dans le rafraîchissement des balises PR. Deux belles journées qui auront permis de faire le tour de tous les circuits balisés de la commune. Pour l’après-midi du jeudi Jacques est venu lui aussi barbouiller de jaune la végétation de la commune.
Si vous aussi, vous avez l’envie de venir effectuer ce type de travaux, n’hésitez pas à prendre contact avec les membres de l’association.
Février ne nous arrête pas
27 février
Construire, c’est bien. Entretenir, c’est mieux. Surtout face à une nature qui, elle, ne prend jamais de vacances. Sur le chemin du Tacot, il ne se passe pas une semaine sans qu’il faille repartir au combat : couper l’herbe, tailler les fougères et déloger ces végétaux téméraires qui s’invitent un peu trop près des randonneurs.
Jeudi 27 février, rendez-vous était donc fixé pour une coupe de printemps aux abords du pont-tunnel. En renfort musclé, Jean-Paul et son tracteur, armé d’une broyeuse portée. Autant dire, une machine qui vous refait le paysage façon « coupe au carré » en trois secondes chrono. Les ronces ont dû frémir en le voyant arriver.
Une fois le pont-tunnel rafraîchi, direction le chemin de déviation entre ce point et la gare de Coeuzon. Pas de quartier : herbes folles, fougères et autres audacieux végétaux qui avaient pris leurs aises ont subi une coupe nette et précise, menée de main de maître.
L’après-midi, le travail continue. Un chemin barré par une végétation un peu trop envahissante menant à la Loutière passe à la moulinette de deux tacoteurs déterminés. Avant cela, un détour par le chemin reliant Le Plessis à Ouroux a permis de le préparer au passage imminent de la broyeuse.
Encore une belle journée, sous un soleil étonnant pour une fin février, qui a vu nos bénévoles œuvrer pour ces chemins qui sont, rappelons-le, nos biens communs.
Envie de rejoindre l’aventure et de prêter main forte à l’entretien des sentiers du Tacot ? Contactez Eugénie à l’adresse de l’association. Car comme dit le dicton : Plus on est de fous, plus les chemins respirent !
Une annonce de grands travaux
26 février
En prévision de futurs travaux de terrassement sur le chemin de la fontaine Bellie, les bénévoles habituels s’étaient donné rendez-vous pour une journée de labeur, entre sécateurs et tronçonneuses.
Ce lieu chargé d’histoire a joué un rôle clé durant l’époque du Tacot du Morvan, qui passait par Ouroux-en-Morvan. Pendant près de cinquante ans, la fontaine Bellie a servi de point de captage essentiel, fournissant l’eau nécessaire aux locomotives lors de leur arrêt à Ouroux. Plus tard, elle a également contribué à l’alimentation en eau potable d’une partie du village. Aujourd’hui encore, la source demeure vive, même si elle ne coule plus dans les foyers. Pour les curieux, un itinéraire est proposé via Visorando et d’autres plateformes pour découvrir ce coin historique.
Mais revenons à ce mercredi studieux…
Aux côtés des bénévoles habituels, Thierry est venu prêter main forte. Au programme du matin : élagage et débroussaillage, ces deux mamelles du travail sur les chemins. Le tout rythmé par une indispensable pause café, sous l’œil attentif de Janis, Ounna et Sammy, nos trois compagnons à quatre pattes, toujours prêts à bondir sur la moindre miette égarée.
Après la fontaine Bellie, direction un chemin barré par un arbre tombé. Un spectacle presque artistique : en quelques minutes — ou presque — le tronc est débité en petites bûches.
L’après-midi, cap sur un autre sentier à élaguer, toujours dans la perspective des travaux de terrassement visant à lui redonner une belle horizontalité. Jacques, armé de sa cisaille, fait preuve d’une efficacité redoutable.
La journée s’achève du côté de Montpenssy, où deux autres chemins communaux passent eux aussi sous les lames et les sécateurs. Jean-Paul et son tracteur sont de la partie, assurant le transport des déchets végétaux.
Une belle journée d’efforts partagés, au service de nos chemins et de leur histoire.
Du côté d’une pléchie
20 février 2025
Un jour, les bénévoles de l’association des haies et chemins d’Ouroux bichonnent le sentier du Tacot pour éviter que les randonneurs ne finissent avec les pieds aussi humides que des biscuits oubliés dans un café. Le lendemain, ils préparent la remise en état d’un autre tronçon, cette fois en direction de la fontaine Belly. Ainsi va la vie des passionnés du chemin, toujours prêts à donner un coup de main… ou de débroussailleuse.
Avec une météo enfin clémente (un petit miracle en soi), l’occasion est parfaite pour s’attaquer à ce chantier. Ce n’est pas du grand œuvre, pas de viaduc à reconstruire ni de tunnel à creuser, juste une petite mise en beauté pour qu’un tractopelle puisse, dès le lendemain, redonner un peu de dignité à un chemin devenu aussi pentu qu’un toboggan de parc municipal.
Armés d’une débroussailleuse et d’une tronçonneuse électrique, Jean-Paul et Michel sont sur le pied de guerre. Objectif du jour : libérer l’espace pour que la machine puisse travailler sans devoir négocier chaque centimètre avec une haie trop envahissante.
D’ailleurs, cette haie, parlons-en. Pléchée ces deux dernières années avec soin, elle demande maintenant un simple entretien : couper les nouvelles pousses et dompter les quelques végétaux qui tentent une rébellion. Une mission rondement menée par nos deux experts du taillage de haies.
Surveillant les opérations avec un sérieux tout relatif, Janis et Ounna veillent au grain. Pas qu’il y ait un réel besoin d’inspection, car si vous connaissez Jean-Paul et Michel, vous savez que tout sera fait dans les règles de l’art. Mais bon, un peu de supervision canine, ça ne fait jamais de mal.
Petit rappel pour les amateurs de pléchie et de bons moments en plein air : le week-end dédié à cette noble tradition aura lieu les 8 et 9 mars 2025 à Ouroux-en-Morvan. Plus d’infos ici. Pensez à réserver votre week-end, ça promet d’être… épineusement intéressant !
Et déjà l’engin municipal en action. Demain, quand tout cela sera fini, plus de risque de verser, même pour une tondeuse, format industriel. C’est beau le progrès, non ?
Le tacoteur est également un boucheur de trous
19 février 2025
Le tacoteur, c’est un peu le chirurgien esthétique des chemins : il comble les creux et lisse les aspérités. Sa mission ? Remettre en état l’ancienne voie du Tacot et l’entretenir. Et quand on dit entretenir, ce n’est pas juste couper trois brindilles avec un sécateur et faire semblant d’inspecter le terrain en hochant la tête d’un air concerné. Non, ici, on s’attaque à du sérieux : des trous. Des vrais. Ceux qui transforment un sentier en parcours de spéléologie après trois jours de pluie.
Face à ces marécages inopinés, il n’y a qu’une solution : le bouchage de trous. Une noble mission qui consiste à répandre gravats, pierres, tuiles et tout ce qui peut rendre la marche un peu moins aventureuse et un peu plus sèche. D’ailleurs, petite anecdote : une partie des tuiles utilisées pour ces travaux vient directement de la restauration du toit de la salle des fêtes d’Ouroux. Rien ne se perd, tout se recycle, et ça donne un petit côté “patrimoine sur patrimoine” au chemin du Tacot.
Après avoir chargé une benne de ces précieuses reliques du BTP, direction l’ancienne décharge du Plessy. Lieu hautement historique où l’on peut admirer de vénérables traverses de chemin de fer et, si on a un peu d’imagination (ou beaucoup de fatigue), croiser le fantôme du Tacot, qui, paraît-il, hante les lieux. Avis aux amateurs de frissons : venir boucher des trous à la tombée de la nuit pourrait bien devenir une nouvelle attraction locale.
Sur place, Jacques est là, ajoutant deux bras de plus à l’opération. Et croyez-moi, quand il s’agit de manier pelle et gravats, avoir une paire de bras supplémentaire, c’est aussi précieux qu’une boîte de pansements après une journée de bricolage.
Une fois cette section asséchée et praticable, direction une nouvelle zone sinistrée. Cette fois, ce sont des parpaings récupérés chez un habitant d’Ouroux qui vont faire office de colmatage.
Et où les déverse-t-on ? Sur le chemin du Tacot, vers la route du Plessy, bien sûr ! C’est ce qui est prévu. Mais tout change parfois et heureusement. Même les décisions les plus préparées en amont.
Avec l’aide du tracteur de Jean-Paul, le passage est élargi pour le confort des randonneurs. Ici, on est malin : on laisse une zone ouverte pour que l’eau puisse s’évacuer naturellement.
Mais alors, que faire des gravats initialement prévus pour ce coin ? Pas de panique, on a trouvé un autre gouffre à remplir : un gigantesque trou sous le lavoir de Coeuzon. Maintenant, il est bien bouché, asséché et prêt à défier les intempéries. Saurez-vous le retrouver ? Lors de votre prochaine balade, ouvrez l’œil et si vous pensez l’avoir localisé, envoyez-nous une photo. Il n’y a rien à gagner, si ce n’est la fierté d’avoir participé à l’histoire du Tacot… et d’avoir prouvé que vous êtes un vrai détective des chemins !
Ce n’est pas le pont de la rivière Kwaï mais presque
11 février 2025
Une semaine, oui une semaine, il aura fallu, pour créer et monter un pont. Un tel ouvrage n’a pas eu besoin d’études géologiques en amont, ni de plans pour concevoir sa conception et encore moins d’études d’impact sur la faune, la flore et sur les bipèdes. Tout a été fait, un peu à l’arrache, sans croquis, avec seulement un peu de bonne volonté et du matériel. Bref, la technique d’aujourd’hui à base de calcul compliqué et de “et si ….” a été complètement absente. C’est plutôt celle d’hier qui a été employée.
Donc pour construire un pont il faut : deux traverses en cornières d’autoroutes, une bonne dizaine de planche en sapin pré-traité, du grillage à poule, deux bonnes centaines de vis auto-perforantes, trois perceuses visseuses-dévisseuses et tout l’outillage qui va avec, une pince coupante, une tenaille, une meuleuse angulaire, un tréteau avec sa table qui est une ancienne porte, une équerre, deux mètres rubans, des cailloux, du sable, des pelles, une brouette, une remorque et son véhicule, un tracteur et sa pelle et enfin un peu d’huile de coude. Avec tout cela vous pouvez construire un pont, plus exactement deux passerelles enjambant le Pargon avant son arrivée sur l’étang du moulin de Chamerelle.
Bon, là c’est quand c’est fini et nous étions le mercredi 5 février 2025 dans l’après-midi. Comme on le remarque, les randonneurs pourront passer sans souci, sans se mouiller les pieds. Mais revenons en arrière.
Tout commence le 29 janvier, un mercredi vers 08:30. On met une traverse d’autoroute sur deux tréteaux. Quand on a coupé le bois, cela donne maintenant cela.
Mais ce n’est pas fixé, ce qui sera le plus long et il faudra que cela soit d’équerre, car sinon on recommence, et on recommencera. Allez c’est parti pour fixer et s’apercevoir que les vis auto-perforantes ne sont pas celles qui “vont bien”. Retour chez le marchand.
On se retrouve le lundi suivant, c’est à dire le lundi 3 février toujours au même endroit, à la stabule et on est continu, ce qui fait que les deux traverses sont faites, tout du moins au niveau fixation du bois.
Pause café, gâteau au citron et ensuite fixation du grillage à poule, permettant ainsi que les personnes passant sur les traverses ne glissent pas.
On se retrouve le mercredi 5 février à 08:30 et c’est parti pour l’installation des traverses.
Pas longtemps avec le tracteur pour les poser à l’emplacement que l’on désire.
Il ne reste plus qu’à bien fixer les passerelles avec du sable, cailloux et autres gravats.
Alors si vous passez du côté du moulin de Chamerelle, vous pourrez passer le cours d’eau au sec. On a testé en sautant à pied joint et cela tient bien.
Si vous avez des questions ou simplement vous voulez nous dire que vous avez appréciez voir cet ouvrage d’art être posé, dites-le nous par courrier électronique. Un petit mot fait toujours plaisir.
L’année 2025 commence fort…
22 janvier 2025
Le tacoteur est un être bizarre. En effet, il peut en une matinée, couper des troncs d’arbres et dans le même temps se prendre pour Hercule, couper d’autres troncs d’arbres et se sentir tout petit. Mais comme c’était la première sortie du mercredi de l’année 2025, ceci explique peut-être cela.
Nous sommes donc le mercredi 22 janvier 2025, direction le chemin du Tacot entre Ouroux et la gare de Razou. Quelque part sur cette ancienne ligne, un arbre est tombé. Est-ce le vent qui l’a poussé à tomber, en tout cas, il est là. Barrant le chemin. Je vous le disais, en ce début d’année, le tacoteur quand il est avec un autre tacoteur à une sensation de force herculéenne.
Et l’arbre va être poussé bien qu’il résiste pour finir dans le fossé. Bon, on dira qu’il était grand mais un peu pourri à l’intérieur, lui conférant un poids assez léger. Ceci expliquant cela. Mais quand même, à eux deux, ils étaient bien fort.
Avant d’aller sur un autre lieu mais toujours sur le chemin du Tacot, la pause café s’impose.
Gaillard et toujours fort, nos tacoteurs toujours en compagnie de Brigitte, notre tacoteuse habituelle, ont pris la décision de couper quelques sapins qui pouvaient gêner éventuellement les randonneurs.
Tout ceci pris une bonne partie de la matinée car il ne s’agit pas de couper n’importe comment sans prendre des mesures de sécurité. Ne serait-ce que s’assurer que le morceau d’arbre que l’on va couper ne pèse pas sur un autre tronc, qui en le libérant peut s’avérer dangereux. On finira la matinée en allant en amont du moulin de Chassagne, pour réfléchir à la mise en place d’une passerelle. Mais on aura de vous en parler un autre jour.
Petite information : pour venir le mercredi matin, pour autant entretenir un chemin comme de continuer à préparer le chemin du Tacot vers Razou, vous allez pouvoir vous inscrire prochainement à un groupe qui communiquera sur les travaux à entreprendre sur la commune d’Ouroux. En attendant, patience, patience….